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Qui a contaminé Félicie Algo ?

La piste Jacques Valère

Betty habite près de Sandy Ground. Elle rejoint parfois Jacques Valère sur son voilier. Une relation ambiguë est évoquée. Overdose ou empoisonnement restent possibles.

Jacques possède également une moto. Une course-poursuite avec Isaac Abram est mentionnée. Collision volontaire probable.

Mais c’est surtout l’affaire du Compacteur qui retient l’attention de Jules. Félicie utilisait un ancien appareil acheté à Jacques. Au départ, cela semblait secondaire. Une simple machine d’occasion parmi d’autres.mPourtant l’analyse révèle autre chose. Le Compacteur vendu par Jacques était déjà infecté par le virus Fenêtres. Le malware est resté dormant pendant des mois, peut-être des années.

Lorsque Félicie a connecté sa puce ICM au système, l’attaque s’est déclenchée. Jules procède lui-même à une analyse approfondie du disque dur. Il utilise “restore”, une ancienne commande MSDos aussi archaïque que dangereuse. Des fragments de documents supprimés réapparaissent. Certains fichiers ont clairement été créés ou modifiés par Jacques.

Jules a convoqué Jacques Valère.

Jacques: J'ai prévenu Madame Algo, mais elle m'a affirmé qu’aucun virus ne pouvait résister aux sytèmes de défense de son réseau. Que pouvais-je faire?

Négligence? Accident? Contamination volontaire?

La responsabilité est diffilce à établir. Néanmoins, selon Jules, Jacques porte une part essentielle de responsabilité dans l’infection de Félicie.

Félicie: je suis victime de Jacques

Je sais reconnaître une bonne affaire quand j’en vois une. Sur les marchés de l’occasion, la plupart des gens ne comprennent rien à la valeur réelle des objets qu’ils manipulent. Ils vendent des machines puissantes simplement parce qu’elles sont lentes, instables ou mal configurées. L’ignorance technologique produit parfois des opportunités magnifiques.

C’est exactement ce que je pense lorsque je rencontre Jacques. Il voyage léger. Cela se voit immédiatement: un sac à dos usé, quelques vêtements roulés à la va-vite, le regard fatigué des hommes qui passent leur vie à quitter des endroits avant d’y être réellement entrés. Il pose devant moi un vieux Compacteur légèrement rayé.

L’appareil paraît banal au premier regard, mais je comprends très vite qu’il possède des capacités supérieures à ce qu’il laisse supposer. La mémoire interne est importante. Les architectures logicielles semblent modifiées. Quelqu’un a bricolé cette machine en profondeur. Jacques m’observe pendant que j’inspecte l’appareil.

Jacques: Je te préviens, mon Compacteur est porteur du virus Fenêtres.

Je souris immédiatement derrière mes grandes lunettes noires. Les gens parlent toujours des virus avec une forme de superstition primitive, comme des paysans évoquant des démons dans une forêt. Moi, je connais les systèmes, les architectures, les protocoles, les failles.

Félicie: Aucun virus ne peut me résister.

Je vois bien qu’il doute de moi. Les hommes doutent souvent des femmes qui comprennent les machines mieux qu’eux. Pourtant, ma puce neuronale possède des capacités bien supérieures aux systèmes ordinaires. Les électrodes implantées dans mon interface permettent de traiter plusieurs couches d’informations simultanément. Chez Neurotech, ils travaillent déjà sur des réseaux de neurones artificiels capables d’apprendre seuls à contourner certaines formes d’infection logicielle.

Le virus Fenêtres ne m’impressionne pas. Au contraire, je ressens même une excitation discrète à l’idée de démonter ce système, d’en comprendre les mécanismes internes, de le neutraliser puis de réorganiser entièrement ses structures selon mes propres méthodes de classement.

Autour de nous, le marché continue de bruisser stupidement. Des touristes négocient des montres contrefaites, des câbles usés, des appareils déjà dépassés. Ils ignorent qu’une véritable guerre se joue désormais dans les systèmes d’exploitation et les architectures neuronales.

Jacques finit par me tendre la tablette. Je la prends avec précaution. À cet instant précis, j’ai réellement l’impression de réaliser une excellente affaire que je paie sans discuter.

Puis je rentre chez moi avec le Compacteur serré contre moi comme un trésor technologique. Je commence déjà à imaginer l’organisation des futurs répertoires, les nouvelles classifications, les protocoles de nettoyage que je vais mettre en place.

Je suis presque heureuse. Je ne comprends pas encore que le virus est déjà en train d’entrer dans mon système, silencieusement, méthodiquement, comme une pensée étrangère qui aurait trouvé le chemin de mon esprit.

Félicie Algo est contaminée par Jacques Valère

Je sais reconnaître une bonne affaire quand j’en vois une. Sur les marchés de l’occasion, la plupart des gens ne comprennent rien à la valeur réelle des objets qu’ils manipulent. Ils vendent des machines puissantes simplement parce qu’elles sont lentes, instables ou mal configurées. L’ignorance technologique produit parfois des opportunités magnifiques.

C’est exactement ce que je pense lorsque je rencontre Jacques. Il voyage léger. Cela se voit immédiatement: un sac à dos usé, quelques vêtements roulés à la va-vite, le regard fatigué des hommes qui passent leur vie à quitter des endroits avant d’y être réellement entrés. Il pose devant moi un vieux Compacteur légèrement rayé.

L’appareil paraît banal au premier regard, mais je comprends très vite qu’il possède des capacités supérieures à ce qu’il laisse supposer. La mémoire interne est importante. Les architectures logicielles semblent modifiées. Quelqu’un a bricolé cette machine en profondeur. Jacques m’observe pendant que j’inspecte l’appareil.

Jacques: Je te préviens, mon Compacteur est porteur du virus Fenêtres.

Je souris immédiatement derrière mes grandes lunettes noires. Les gens parlent toujours des virus avec une forme de superstition primitive, comme des paysans évoquant des démons dans une forêt. Moi, je connais les systèmes, les architectures, les protocoles, les failles.

Félicie: Aucun virus ne peut me résister.

Je vois bien qu’il doute de moi. Les hommes doutent souvent des femmes qui comprennent les machines mieux qu’eux. Pourtant, ma puce neuronale possède des capacités bien supérieures aux systèmes ordinaires. Les électrodes implantées dans mon interface permettent de traiter plusieurs couches d’informations simultanément. Chez Neurotech, ils travaillent déjà sur des réseaux de neurones artificiels capables d’apprendre seuls à contourner certaines formes d’infection logicielle.

Le virus Fenêtres ne m’impressionne pas. Au contraire, je ressens même une excitation discrète à l’idée de démonter ce système, d’en comprendre les mécanismes internes, de le neutraliser puis de réorganiser entièrement ses structures selon mes propres méthodes de classement.

Autour de nous, le marché continue de bruisser stupidement. Des touristes négocient des montres contrefaites, des câbles usés, des appareils déjà dépassés. Ils ignorent qu’une véritable guerre se joue désormais dans les systèmes d’exploitation et les architectures neuronales.

Jacques finit par me tendre la tablette. Je la prends avec précaution. À cet instant précis, j’ai réellement l’impression de réaliser une excellente affaire que je paie sans discuter.

Puis je rentre chez moi avec le Compacteur serré contre moi comme un trésor technologique. Je commence déjà à imaginer l’organisation des futurs répertoires, les nouvelles classifications, les protocoles de nettoyage que je vais mettre en place.

Je suis presque heureuse. Je ne comprends pas encore que le virus est déjà en train d’entrer dans mon système, silencieusement, méthodiquement, comme une pensée étrangère qui aurait trouvé le chemin de mon esprit.

Jacques Valère contamine Félicie Algo

Je m’en tiens toujours au même principe: voyager léger avec un sac à dos, quelques vêtements et aucune attache inutile.

Pourtant il me reste encore cette vieille tablette au fond de mon sac. Un Compactor usé, rayé, presque obsolète. Une saloperie contaminée par le virus Fenêtres du Kid. Je dois absolument m’en débarrasser.

Le Compactor paraît parfaitement banal au premier regard avec son interface sobre et ses applications bureautiques classiques, des outils conçus pour traiter des chiffres, des lettres, des tableaux et toutes ces tâches absurdes auxquelles les sapiens consacrent leur existence.

Mais le virus est redoutable, le système fonctionne comme un piège administratif sophistiqué. Tout devient lent, opaque, labyrinthique. Chaque opération exige des recherches interminables dans des menus contradictoires. Les fichiers disparaissent. Les sauvegardes deviennent illisibles. Et au bout d’un moment, l’utilisateur finit par payer pour résoudre artificiellement les problèmes créés par le système lui-même. Le Kid prétend que ses appareils répondent à tous les besoins des utilisateurs. Moi, j’appelle ça du génie toxique.

J’ai finalement mis l’appareil en vente sur le marché de l’occasion. C’est là que j’ai rencontré Félicie Algo, une femme sèche et nerveuse avec une épaisse chevelure noire et de grandes lunettes fumées qui masquent presque entièrement son regard.

Elle parle vite, avec cette précision obsessionnelle propre aux gens qui passent leur vie à classer des données ou des objets. Félicie Algo. Pas étonnant qu’elle travaille dans l’algorithmique avec un nom pareil.

Elle examine immédiatement le Compactor avec une attention presque affectueuse. Ses doigts effleurent la coque comme si elle évaluait déjà l’architecture interne de la machine. Je préfère être honnête avec elle:

Moi: Je vous préviens, mon Compactor est porteur du virus Fenêtres.

Elle sourit aussitôt derrière ses lunettes noires. Un sourire calme, presque vexé.

Félicie: Aucun virus ne peut me résister.

Sa confiance me paraît excessive. Elle commence alors à m’expliquer ses propres systèmes, sa puce neuronale, ses protocoles de sécurité et ses applications de classement. Elle parle de réseaux neuronaux et d’interfaces cognitives comme d’autres parlent de cuisine ou de jardinage.

Elle m’explique que chez Neurotech, ils développent des architectures capables de reproduire certaines fonctions cognitives humaines. Sa puce contient des fils garnis d’électrodes capables de capter des signaux neuronaux et d’interagir directement avec certaines interfaces numériques. Je l’écoute sans réellement savoir si elle est brillante ou complètement folle. Probablement les deux. Autour de nous, le marché de l’occasion bourdonne doucement. Des touristes négocient des objets inutiles pendant qu’un vendeur diffuse une musique créole saturée dans des haut-parleurs fatigués.

Félicie poursuit son inspection du Compactor. Je remarque alors quelque chose d’étrange: elle ne considère pas le virus comme une menace mais comme un défi personnel. Pendant une seconde, j’hésite presque à reprendre l’appareil. Puis je me rappelle une règle simple: les gens qui refusent d’avoir peur finissent souvent par mériter ce qui leur arrive.

Je lui tends finalement la tablette. Quelque part derrière cet écran déjà contaminé, le virus attend patiemment son nouveau terrain d’expansion.

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